Patrick Roger

Alors que sa nouvelle boutique de la Madeleine nous tend les bras c’est à St Germain en Laye que nous avons fait une pause douceur à l’occasion de Pâques, Monsieur n’a pas résisté à offrir à sa progéniture un œuf en chocolat aussi beau que bon.

Patrick-ROGER

Patrick Roger qui c’est ? : Un personnage rare et habité. Non content d’être l’un des meilleurs chocolatiers français, il est aussi un véritable artiste, une sorte de Rodin contemporain de la ganache. Comme d’autres travaillent le verre, le plâtre ou le métal, l’artisan utilise le chocolat comme matière brute et le transforme en pièce géante de plusieurs centaines de kilos. Juste un croquis sur un carnet et il se met au travail : avec des couteaux et des spatules, il passe des jours et des nuits entières à sublimer son art pour créer un animal grandeur nature (hippopotame, orang-outan), un sapin de Noël de 10 mètres de haut ou une « stratification » plus abstraite. Ce maître chocolatier possède une conscience aiguë de son œuvre : « Cette matière me permet de tout construire, elle m’habite et elle m’habille. Elle m’a aussi permis de me construire en tant qu’individu. » Certains de ses moulages sont fondus dans le bronze et vendus alors que d’autres se retrouvent en vitrine de certains de ses magasins parisiens.

Patrick Roger est entré dans le chocolat comme on entre en religion. Originaire du minuscule village du Poislay, au fin fond du Perche, Patrick n’usera pas longtemps ses fonds de culotte dans les écoles et choisira plutôt l’apprentissage en pâtisserie. Un coup de main de Pierre Mauduit, célèbre pâtissier traiteur, lui offre l’occasion de découvrir un produit pour lequel il eut un véritable coup de foudre, qui ne s’est jamais encore démenti : le chocolat. Après des milliers d’heures de travail, Patrick Robert franchit pas à pas les marches de la reconnaissance en gagnant la Coupe du monde de chocolat en 1994 et le titre de Meilleur ouvrier de France en 2000.

Installée à Sceaux dans une ancienne imprimerie transformée en un immense hangar de 700 m2, l’équipe du chocolatier produit à la main, sans l’aide d’aucun moule, les spécialités puissantes et racées destinées à ses huit boutiques (cinq à Paris, deux en banlieue et une à Bruxelles). Choisir parmi ses « best-sellers » est pratiquement impossible, mais on adore l’excellence de l’Instinct (rocher praliné aux amandes torréfiées), l’Abeille (ganache au miel relevée d’une pointe de miel pur) ou l’Amazone (caramel au citron vert) (96 € le kilo en moyenne).

Article de Gilbert Pytel

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Classé dans Beauty, Food

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